Après un voyage en Bretagne Yves Frébourg est revenu à la peinture figurative.
L’abstraction se veut ne pas faire référence à quelque chose de connu. L’image née de l’abstraction ne peut représenter un vase, une maison, un paysage…
Sur la toile, c’est un magma originel de couleurs. Elles apparaissent, elles bouillonnent, elles se choisissent, se croisent se repoussent, s’étreignent, s’embrassent, se mélangent pour faire naître des couleurs métissées, plus belles, plus inattendues… Elles s’allient, partagent l’espace pour faire naître du Beau…
Alors naît l’émotion, le désir, le plaisir… Le regard pénètre le tableau et se laisse emporter dans les l’univers des couleurs de la vie.
L’abstraction interpelle, il faut chercher, entrer dans un monde différent, inventer des mots pour en parler.
Nos codes culturels nous empêchent de voyager dans l’image inconnue qui est soumise à notre regard. Il y a comme une peur de se perdre, il faut trouver d’autres repères.
Pour appréhender l’image il faudrait inventer des mots abstraits, des sortes d’onomatopées colorées.